Les auteurs, portraits croisés
Vasken, prédestiné à la bijouterie, passionné de joaillerie
D’origine arménienne, Vasken BOYADJIAN est né à Beyrouth en mai 1974.
Il existe une réelle tradition de bijouterie dans la diaspora arménienne, en effet, on estime qu’1 personne sur 15 travaille dans ce secteur, avec un savoir-faire incomparable !
Pourtant son père, professeur d’université et intellectuel de gauche, ne le pousse pas dans cette voie. Vasken grandit au sein du milieu extrêmement libéral du commerce des bijoux.
Dès l’âge de 13 ans, il se passionne pour la joaillerie et s’initie après l’école aux bases du métier en aidant à l’atelier de son frère. Encore aujourd’hui, Il apprécie ce mélange d’idées qui le définisse si bien.
Il grandit à Burg Hammoud, le quartier arménien de Beyrouth où ¾ des habitants sont bijoutiers. Il y côtoie nombre d’artisans, qui façonnent des métaux précieux, des pierres, du cuivre, du laiton ou encore de la céramique.
Pendant la guerre, réfugié dans le village d’Anjar, il apprend le travail dit « à la chaine » : la fonte, le nettoyage de la fonte, les assemblages de style moderne ou oriental. L’entreprise produit essentiellement des montures de parures de diamants. Il se perfectionne au travail de l’or et gagne en confiance et rapidité. Néanmoins après plusieurs mois, il se lasse de ce travail répétitif et profite d’une opportunité pour partir travailler en Jordanie.
Ainsi, dans un atelier d’Amman, à 18 ans, il dirige 5 ouvriers. Le polissage, le sertissage et la fonte est réalisé par sa petite équipe. La clientèle est constituée de particuliers, parmi lesquels se compte la famille du roi Hussein. Là, Vasken crée les modèles en fonction des demandes des clients, sans passer par des maquettes en cire, mais de façon traditionnelle, directement en or. Ce travail de patience est fort bien rémunéré. A l’heure actuelle, le succès est toujours au rendez-vous pour cet ancien patron puisque il possède 3 boutiques à Amman.
De retour à Beyrouth à 19 ans, il a la chance d’être présenté à Mr Zerounian par un architecte, sculpteur (Mardirian), ami de la famille. il se perfectionne alors auprès de ce patron arménien originaire de Bolis. Quasi gratuitement, il reste 2 ans à ses côtés tellement l’apprentissage est riche. Cet homme a été un des premiers à s’installer au Liban en tant que bijoutier. Quand on sait, qu’actuellement les bijoux sont la première source d’exportation du Liban, on reconnaît son côté visionnaire ! Auprès de ce maitre, Vasken fabrique des pièces uniques à la main nécessitant plusieurs mois de travail pour l’église orthodoxe ou pour des émirs. Des créations variées allant du collier au sabre en passant par des broches. Par exemple, 6 mois ont été nécessaires à Mr Zerounian assisté de Vasken et d’un ami pour réaliser un pendentif ovale de 30 centimètres de diamètre composé de… 360 pièces en or. Des alphabets, des églises, des oiseaux, des croix ornent richement cette pièce unique. Cette méthodologie à l’ancienne grâce à laquelle il gagne en précision, lui révèle la vraie valeur du métier de joaillier.
A la fin de la guerre, Vasken fait son service militaire pendant lequel il fabrique des prototypes et des maquettes envoyées à des bijouteries en France. Grâce à ce travail, de passage à Paris, la maison Paillard lui propose un contrat en 1997.
Installé dans un atelier dans le quartier historique des bijoutiers du Marais, il améliore son expertise du style français auprès de David Cohen. En tant que chef atelier, il réalise des créations pour les marques mais fabrique aussi de nombreuses pièces sur mesure ou des transformations directement pour des clients particuliers. > En savoir plus en lisant son interview
Lydie, webmarketeuse devenue bloggeuse
Je suis fiancée à Vasken, je m’appelle Lydie TANNEAU.
Je suis née à Paris en février 1980. Après une école de commerce, je me suis spécialisée dans le marketing et plus récemment dans le webmarketing. Dans le cadre de mon travail, je suis responsable des sites internet et intranet de CB Richard Ellis, une entreprise de conseil en immobilier d’entreprise. Pilotage de projets, benchmark, ergonomie et référencement sont mon quotidien. Je considère internet comme un formidable levier de visibilité et de différenciation pour toute marque.
“Ce blog est le fruit de notre rencontre.
Ce qui nous anime est une furieuse envie de vous faire découvrir le métier de joaillier. Pénétrer un univers de rêve, peuplé d’or et de diamants et accepter notre invitation de prendre place derrière l’atelier d’un artisan.”



